Turbogolf !

Bookmarklets | MOVABLE TYPE Le golf urbain est de retour ! BERLIN (AFP), le 05-09-2003 Leur jeu est au golf classique ce qu'est un concert punk à un opéra de Mozart: pestant contre l'étiquette, les turbulents "turbogolfeurs" investissent chaque dimanche l'un des nombreux chantiers de Berlin pour des parties décalées, entre gravats et bulldozers.

"Dans un club traditionnel, on nous interdirait de jurer, nous bagarrer et boire de la bière", remarque Florian Fabian Fuchs, dit "3F", en ajustant son coup, en direction de la pelle d'une grosse machine.

"S'inscrire dans un club est très cher", déplore un acolyte, Dennis, le seul du groupe à avoir joué chez les "vrais". En allemagne, les frais d'inscription s'élèvent en moyenne à 500 euros mais peuvent grimper à plusieurs milliers.

"Nous, c'est simple: on s'envoie un mail le matin pour savoir dans quel chantier on se retrouve", dit-il en tirant sur une cigarette. Les investissements se limitent au renouvellement des clubs, tees et balles, soumis il est vrai à un rude régime.

"L'autre mauvais côté d'un club de golf classique c'est qu'il faut suivre un strict code vestimentaire", continue "3F". Mais à leur manière, Florian et ses compères - dont le "doyen" a 31 ans - observent eux aussi un "dress-code": barbe de plusieurs jours, caleçon apparent, jeans flottants et baskets à rayures sans oublier les porte-clés à la languette synthétique tombant de la poche.

Ils sirotent une bière tout au long du parcours. L'usage veut que les journalistes en apportent une caisse. Simon porte avec lui également une bouteille d'eau car il s'est "sérieusement déshydraté la nuit dernière".